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8 sept. 2020

Au bout de nos rêves.

Théo Lemattre
Au bout de nos rêves
Montlake - 2020
299 pages
9€99




Alors que Tom se trouve au bord d’un ravin avec l’intention de mettre fin à ses jours, Léonie arrive sur les lieux avec la même idée que lui. C’est embêtant, aucun d’eux ne s’attendait à avoir un spectateur.

Ils ne se connaissent pas et n’ont a priori aucune affinité, le désespoir mis à part. Mais lorsqu’ils se retrouvent dans un groupe de rigolothérapie, ils se rapprochent et découvrent qu’en réalité ils ont un point commun : des rêves brisés par une vie qui ne leur a pas fait de cadeaux.

Ensemble, vont-ils trouver la force de se relever, de lutter... et d’aller au bout de leurs rêves ?


Autant le dire tout de suite, je n'ai pas réussi à aller au bout de ma lecture. Je ne chronique pas toujours un livre abandonné. Si c'est juste de l'ennui ou le fait que je n'ai pas réussi à accrocher, il n'y a guère plus à en dire. Mais, dans ce roman, certaines choses m'ont dérangée et comme j'ai arrêté à la moitié de ma lecture à peu près, j'aimerais quand même m'exprimer sur cet abandon.

Léonie est une jeune patineuse artistique très prometteuse, son avenir est tout tracé. Mais lors d'une représentation importante, elle fait une chute qui lui coûte sa carrière... Désormais en fauteuil en roulant, elle peut dire adieu au patinage.
Tom est un artiste. Du moins, c'est ce qu'il aimerait faire de sa vie. Ce guitariste auteur-compositeur va d'échecs en échecs, noyant tout son désespoir dans l'alcool. Pour ne rien arranger, sa petite-amie est partie, le laissant encore plus seul face à ses échecs.
Tous deux se rencontrent pour la première fois au bord d'une falaise, désirant chacun mettre fin à sa vie. Mais le désespoir de l'un fait réfléchir l'autre. Les jours passent, ils sont toujours en vie, parfois déterminés, parfois anéantis mais toujours se rapprochant un peu plus l'un de l'autre...

Je ne sais pas tellement par où commencer... Peut-être par le ton donné au récit ? C'est ce qui m'a dérangée le plus je crois. Je n'ai eu aucun problème avec les toutes premières pages, aucun problème avec le fait que les deux protagonistes aient eu envie de se suicider, ni avec leur tristesse, ni même avec leur colère face aux événements de la vie. Tout ça m'a paru normal ou au moins plausible. Là où j'ai eu du mal, c'est l'atmosphère négative qui s'est dégagée de cette lecture du début (après les vint premières pages, plus où moins) jusqu'à l'arrêt de ma lecture, à peu près à la moitié du roman. À noter qu'arrivée ici, les protagonistes ne sont toujours pas ensemble et se sont même à peine revus...
C'est simple, du moment où Léonie (je crois que c'est la plus détestable des deux protagonistes...) a eu son accident, elle est devenue imbuvable... Qu'elle soit en colère, c'est une chose. Qu'elle soit anéantie et dévastée, c'est largement compréhensible. Mais pourquoi la rendre aussi méchante et mauvaise ? À juger chaque personne qu'elle croise (et qu'elle ne connaît donc pas forcément), à souhaiter de toute son âme le malheur aux gens ? Vraiment, dans toute cette moitié de l'histoire, j'ai eu l'impression de n'assister qu'à ça : du jugement et de la haine. J'ai arrêté parce que je n'en pouvais plus, l'atmosphère m'oppressait et pas dans le bon sens du terme. C'est censé être une romance, je ne suis pas censée me sentir mal en la lisant...
Le peu de fois où Léonie et Tom se croisaient, c'était comme un concours de celui qui a la vie la plus nulle. Quelques minutes avant même leur premier rencard, Léonie pensait encore du mal de Tom, à le juger alors qu'elle ne le connait pas du tout, à juger sa façon de vivre, sa décision à vouloir en finir avec la vie... Tout était bon à le critiquer. J'imagine qu'ils finissent ensemble mais leur état et leurs pensées ne se prêtent tellement pas à une relation ! Encore que, Tom devient supportable. Mais Léonie est vraiment détestable et je n'ai pas du tout supporté ce qu'il se dégageait d'elle. Trop de haine en elle, trop de négatif même dans la narration. Cette atmosphère qui ne s'améliorait pas vraiment ne m'a pas convaincue pour poursuivre ma lecture.

Comme je le disais, Léonie est vraiment un personnage détestable... Au début, non. On la découvre comme quelqu'un qui a énormément d'ambition, qui vit pour sa passion et qui est déterminée à tout faire pour réussir. Son accident est tragique puisqu'il signe la fin de sa carrière. Ses réactions sont totalement compréhensibles. Elle en veut à la Terre entière et, dans son cas, c'est bien légitime. Mais toute cette violence, cette haine qu'elle ressent, sont beaucoup trop mises en avant. Bien sûr qu'il faut qu'elle fasse son deuil mais tout est tellement violent pour une romance... Je pense que c'est la façon de décrire les choses qui a été maladroite. Tout est compréhensible venant des protagonistes, leurs réactions, leurs pensées, leur impulsivité face à certaines situations, leur colère. Mais on n'a pas forcément envie d'être au cœur de tout ça pendant une centaine de pages (minimum) quand on lit une romance. Pour ma part, ça a été trop lourd à lire. Surtout cette facilité à juger et à souhaiter le malheur des autres pendant aussi longtemps en terme de durée de lecture...
Pour Tom, ce n'est pas si déprimant. Il va mal lui aussi, il a ses raisons et tout reste compréhensible également. Il noie son chagrin dans l'alcool, se laisse aller un moment mais il remonte. Il essaie et c'est perceptible dans la lecture. S'il juge trop facilement lui aussi, et a tendance à faire de sa pine une sorte de concours avec Léonie dans un premier temps, on sent qu'il a envie de remonter la pente, qu'il se remet même en question lorsqu'il juge trop facilement (Léonie l'a fait également en ce qui concerne son jugement envers Tom, avant que j'arrête ma lecture, mais ça faisait déjà un moment que je ne supportais plus ce personnage et ça n'a pas suffit à me remotiver à en lire davantage...).

En bref, je n'ai pas du tout réussi à accrocher à cette romance à cause de l'atmosphère trop négative qui a finalement pris le dessus sur mon envie de la découvrir... Léonie est un personnage détestable même si son comportement reste compréhensible. Un saut dans le temps n'aurait peut-être pas été de trop pour éviter toute cette haine et cette méchanceté de sa part... La colère et la violence ont trop été mises en avant, gâchant pour ma part le plaisir que j'avais à découvrir ce livre.












20 juil. 2020

1, 2, 3, nous irons au bois.

Philip Le Roy
1, 2, 3, nous irons au bois
Rageot - 2020
409 pages
15€90




Lassée par les révisions du bac, Fanny surfe sur les réseaux sociaux et tente sa chance pour participer au jeu Ne reviens pas  ! Sélectionnée, elle est convoquée avec neuf autres adolescents. On leur masque les yeux avant de les faire monter dans un fourgon et de leur expliquer l’objectif du jeu  : rester à l’intérieur d’une forêt isolée le plus longtemps possible, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul d’entre eux. Chacun pourra utiliser tous les moyens légaux pour pousser les autres à abandonner. Fanny s’inquiète, il n’y a pas de réseau et seulement neuf kits de survie ont été dissimulés dans la forêt. L’un des concurrents en sera donc dépourvu.
La nuit tombe, on dépose Fanny, seule, au milieu de nulle part. L’environnement obscur grouille de sons inquiétants. Il commence à pleuvoir. Le jeu peut commencer...



Autant le dire tout de suite, j'ai abandonné cette lecture arrivée à la moitié. J'ai hésité avant, parce que dès que je commençais un autre livre, ça me faisait mal au cœur de laisser celui-ci de côté, en me disant que j'allais peut-être rater quelque chose finalement. Donc je lui redonnais une chance à chaque fois, j'ai retenté de poursuivre ma lecture plusieurs fois mais ce n'était définitivement pas possible...

Fanny et quelques autres jeunes de son âge participent à une émission de télé-réalité. Ils sont tous lâchés au milieu d'une forêt réputée hantée, chacun à un point les uns des autres et doivent tenir jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une personne, pour gagner le grand prix...

Le début était plutôt prometteur, on entre rapidement dans le vif du sujet sans s'embarrasser de trop lourds et inutiles détails. On se retrouve donc vite dans cette fameuse forêt hantée aux côtés de Fanny. Assez rapidement, elle tombe sur d'autres participants au jeu, avec qui elle entretient des relations plus ou moins houleuses. En fait, tout se passe assez vite mais sans qu'il ne se passe réellement grand chose... J'ai arrêté ma lecture à la moitié du roman pour ce problème, en partie. Je suis arrivée jusque-là sans difficulté, les pages se tournent rapidement et les événements s'enchainent, mais il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent dans cette première partie. Il s'agit surtout de rencontres et des événements que ça entraînent. Ces rencontres m'ont d'ailleurs constamment déplu... Les dialogues m'ont été vite très insupportables. Les personnages passent leur temps à se descendre verbalement (et un peu physiquement aussi), souvent gratuitement, sans que ça apporte quelque chose de réellement important à l'intrigue (du moins jusqu'à la moitié du roman, je ne veux pas m'avancer pour son intégralité). Les rares fois où certains personnages auraient pu dire quelque chose d'intéressant, lié au jeu de télé-réalité auquel ils participent, ils préféraient se taire... J'ai persisté pas mal de fois, en abandonnant puis en reprenant, mais chaque page était sensiblement basée sur ces éléments qui me rebutaient de plus en plus...

Je n'ai apprécié aucun des personnages découverts... Ils sont jeunes mais ça n'excuse en rien leur façon de parler. J'ai trouvé ça fou par moments, vraiment. Je n'y ai trouvé que de la méchanceté gratuite, venant de tous. Peut-être que ça a son intérêt dans l'intrigue, je ne saurais pas dire du coup, mais je n'ai pas du tout supporter les dialogues.
Je ne sais même pas si je parle de la romance qui s'installe au bout de deux minutes... Peut-être que là aussi, ça finit par servir à l'intrigue mais au premier abord, ça parait beaucoup trop rapide pour être crédible.

En bref, une grosse déception qui m'aura fait abandonner ma lecture arrivée à la moitié. Des personnages trop agressifs verbalement, une romance qui se met beaucoup trop vite en place et une intrigue où tout se déroule rapidement mais sans qu'il ne se passe quelque chose de vraiment intéressant.

















5 janv. 2020

Le monde d'en bas.

Mathilde Lienard
Le monde d'en bas
72 pages
10€90




La population augmente sans cesse et les logements sont insuffisants. Le président et ses conseillers ont alors une idée : aménager les égouts et y envoyer des gens choisis au hasard. Des années plus tard, Sabine, Ariana et Wolf se demandent si ce tirage au sort a vraiment été équitable...



Un court roman prometteur au vu de son résumé mais qui nous fait vite ressentir le contraire dès les toutes premières pages... J'ai su après ma lecture que l'auteure est très jeune. Ma chronique n'en sera pas moins négative mais, pour le coup, ça pourrait expliquer certaines choses.

En 3456, la France est en surpopulation, il n'y a plus assez de logements pour tout le monde. Afin de résoudre le problème, le président et ses deux fidèles conseillers décident de tirer au sort 1300 personnes qui devront vivre dans les égoûts aménagés sommairement exprès pour eux.
Plusieurs années passent. Ariana, qui est née dans les égoûts, a toujours rêvé de voir le ciel. C'est alors qu'elle embarque ses amis, Sabine et Wolf, dans ses recherches, pour savoir ce qu'ils font réellement là, comment fonctionne ce système et, surtout, comment sortir de là.

Je trouve l'idée excellente et c'est typiquement le genre de livres qui m'attire d'emblée mais ça ne l'a pas fait avec celui-ci et ce, dès les toutes premières pages, malheureusement. Les idées sont là mais c'est plutôt sur la construction du récit que ça pose problème. En effet, il y a un gros manque de développement, avec parfois des incohérences ou des détails inutiles. On sait rapidement le fond du problème : la surpopulation. Mais tout ce qui s'enchaine ensuite va très vite et il n'y a pas plus d'explications données. Tout est trop facile et ça donne aucun suspense au récit.
Je vais m'expliquer un peu plus. Une fois tout ce petit monde dans les égouts, c'est toute une nouvelle vie qui doit se faire, un nouveau mode de vie. On n'assiste pas à ça. On ne sait pas comment ce nouveau "peuple" a fait pour s'en sortir au fil des années, hormis que l’État leur envoi une caisse de nourritures une fois par mois. Mais niveau survie, on ne sait rien finalement. Ariana finit par faire des recherches sur leur "captivité", y trouve son bonheur dont on nous fait part mais on ne sait pas où ni comment elle a pu trouver toutes ces informations. Ensuite, les événements s'enchainent, je ne vais pas m'attarder dessus en détails pour pas spoiler mais ce sont des événements qui ne durent pas alors qu'il y a matière à les développer, d'autant plus qu'ils ont l'air intéressants. Ensuite, le groupe des trois jeunes est parfois divisé, pour différentes raisons. Chaque fois qu'ils se retrouvent, c'est un heureux coup de chance, de hasard, qui fait qu'ils se retrouvent à un endroit spécifique au même moment. C'est trop facile. C'est la même chose pendant la rébellion (je ne spoile pas grand chose, il y a toujours une rébellion dans une dystopie), tout se déroule en très peu de temps et de façon très simpliste, ça manque de détails, de développement sur les actions et de complexité dans les situations qui seraient, en toute logique, très dangereuses. Tout ce manque de développement rend aussi le visuel compliqué. Il n'est pas rare que je puisse visualiser un roman entier dans ma tête, sans m'en rendre compte, ou au moins des parties clés, prenantes, et je pense que c'est pareil pour tout le monde. Mais c'est très compliqué de le faire quand on sait qu'on n'a pas toutes les infos.
Il y aussi quelques soucis au niveau du repère dans le temps. Au débit, il y a des dates et des âges donnés aux personnages, assez nombreux. Plus on avance, plus c'est difficile de réellement se repérer. Je ne saurais pas dire combien de temps il s'est écoulé entre le début de toute cette histoire et la rébellion. Il y a pas mal d'indices pour nous l'indiquer mais rien de bien fluide.
Pour parler des incohérences, il n'y en a pas forcément beaucoup mais ça peut faire tiquer. La télé dans les égouts ? Comment pourquoi ? On ne sait pas. Ariana rêve de la vie d'en haut mais elle ne l'a jamais connue. Dans le principe, on ne peut pas manquer de ce que l'on ne connait pas. Sabine est "emprisonnée" (là aussi il manque des infos) dans une école située plus bas que les égouts (si j'ai bien compris) où elle s'y sent heureuse et d'où elle ne veut pas partir. Encore une fois, comment ? Pourquoi ?

En ce qui concerne les personnages, c'est le même problème. Ils manquent de développement. On sait qu'Ariana est la fille d'une jeune fille du prologue, qui elle vient d'en-haut. On sait que c'est une rebelle dans l'âme dès son plus jeune page. Sabine, je ne me souviens pas avoir lu quelque chose de spécifique sur elle. Quant à Wolf, de son vrai nom Wolfgang, on sait que ses parents se sont fait tuer et qu'il n'aime pas beaucoup ses parents adoptifs mais on ne sait pas pourquoi. C'est aussi un personnage que j'ai réellement détesté malgré le peu que j'ai connu sur lui. Mais son côté narcissique a eu raison de moi...
C'est dommage car, encore une fois, on ne peut pas réellement visualiser l'ensemble des choses et encore moins s'attacher à eux.

En bref, cette jeune auteure a beaucoup de potentiel. Son style est fluide et les idées sont clairement là, rien à redire là-dessus. Mais il manque un travail global de développement et de complexité dans l'intrigue et les personnages.
















30 sept. 2019

Escapade meurtrière.

Sharon Kena
Escapade meurtrière
251 pages
13€19




Heureux gagnants d’un concours, dix personnes partent, à bord du vol 751, pour une semaine de rêve à Bora Bora. Soudainement assoupis, les passagers se réveillent sur une plage inconnue. Cette ile, apparemment paradisiaque, abrite leur pire cauchemar et ce sont les uns après les autres qu’ils disparaissent en ne laissant qu’une mare de sang derrière eux... Une ambiance pesante où se mêlent romances et enquêtes. Personne ne sait à qui se fier dans ce huis clos étouffant.



Adorant les huis-clos, le résumé m'a tout de suite tapé dans l’œil. Malheureusement, le contenu n'en est pas à la hauteur... Le sujet était bien trouvé mais trop simplement exploité, sans parler des incohérences redondantes qui retirent davantage l'intérêt porté à l'intrigue...

Dix personnes gagnent le gros lot, un voyage tous frais payés à destination de Bora Bora. Ils embarquent alors mais atterrissent mystérieusement sur une île déserte où d'étranges événements surviennent les un après les autres. Tous, alors, commencent à suspecter chacun d'entre eux...

L'histoire commençait plutôt bien, même si l'introduction, et donc la présentation des personnages, est un peu longue. On retrouve dix personnages différents. Ça fait beaucoup et comme on les suit tous en même temps, c'est assez difficile au début de retenir qui est qui, bien qu'il soit tous différents. Toutefois, on finit par s'y faire et certains sortent un peu plus du lot que d'autres, on peut donc continuer la lecture sans trop s'attarder sur le fait qu'il est difficile de retenir chaque personnage. Je suis vraiment déçue que l'intrigue ne se résume qu'à "ça", car en fait il n'y a pas grand chose à découvrir... Un personnage finit par disparaitre chaque nuit, les uns après les autres donc, il n'y a pas de véritable enquêtes autour de ça, ils ne font que s'accuser à tour de rôle pour des raisons peu justifiées et, ce qui m'a le plus dérangée, c'est que les disparitions ont toujours le même schéma, vraiment à chaque fois... Untel a disparu pendant la nuit, une trace de sang est trouvé au pied d'un arbre, la conclusion est qu'il est mort. Untel va donc être accusé parce que cette personne en particulier ne l'aimait pas, pour des raisons plus ou moins obscurs. C'est exactement toujours pareil, aucune surprise et c'est vite lassant. Quand il y a quelques choses de nouveau qui pourraient être apporté à l'intrigue, le personnage concerné a soudainement perdu la mémoire... On tourne en rond un sacré moment, à espérer qu'il y ait plus, sans que ce ne soit le cas.
De plus, la fin est prévisible, à mesure que l'on avance on se doute de comment ça va finir. Aucune surprise du début à la fin...

Il y a un personnage, plus que les autres, qui m'a tapé sur les nerfs. Je ne me rappelle plus de son nom, tout comme les autres d'ailleurs, parce qu'il sont trop nombreux et que je retiens rarement ce genre de détails si on y ajoute que le livre m'a déçue mais ce n'était clairement pas possible avec elle. Une jeune femme qui s'offense qu'un homme lui dise, qu'avec le physique qu'elle a, elle ne peut-être que mannequin. Elle se vexe vraiment mais finit par dire que, oui, effectivement, elle est mannequin... mais pas que ! Enfin, ça ne change pas grand chose. Ce n'est rien mais tout au long du roman, elle se fait passer pour ce qu'elle n'est pas. Elle s'amuse à coucher à droite à gauche mais chante à qui veut l'entendre qu'elle n'est pas ce genre de femme. Et puis son hésitation constante entre deux hommes... Elle passe tout son temps à dire qu'elle ne veut plus de l'un, pour finalement coucher avec, et elle fait pareil avec l'autre le lendemain... Là encore, on tourne en rond et c'est juste agaçant comme comportement. Les autres personnages ne sont pas beaucoup plus intéressants mais c'est elle qui m'aura le plus marquée pour ce genre de comportement... Tout ce que j'ai retenu d'autre, c'est qu'ils n'ont pas beaucoup de répartie quand ils s'accusent. C'est sans grand intérêt malheureusement...

En bref, le résumé est prometteur mais le contenu n'en est pas à la hauteur. Des personnages qui sont bien définis mais qui sont trop nombreux à entrer en scène et qui ne se révèlent finalement pas intéressants, soit à cause de leur comportement, soit parce qu'ils n'ont aucune répartie. L'intrigue est redondante, sans vraiment de détails et sans réelle enquête sur les disparitions. Même les petites choses que l'on apprend ne relèvent pas l'intérêt...













23 mars 2019

Mad World - Tome 1.

Christine Zolendz
Mad World : Tombé en disGRÂCE (Tome 1)
Ebook
4€99




Je suis enfin à la maison après avoir surmonté la maladie et la mort de mon frère. Mais être à la maison est définitivement différent. Ma meilleure amie (la seule personne en vie qui désormais connait mon secret) a un nouveau petit ami qui a un ami, Shane Maxton : bad boy tatoué, dieu du rock et très agréable à regarder. Il est aussi le garçon le  plus arrogant, et égoïste de New York, le genre de coup d’un soir.

Mais cela n’a aucune importance pour moi, car j’ai passé toute mon existence à rechercher l’amour de ma vie, mon ange. Et ça, il n’y a rien que Shane Maxton puisse faire pour le changer.



Je crois que c'est la première fois que ça m'arrive mais la traduction m'a fait arrêter cette lecture... Ce n'est pas faute d'avoir essayé, d'avoir eu envie d'aller au bout malgré tout, d'autant plus que je n'aime pas abandonner un roman, avoir ce goût d'inachevé et d'y repenser sans cesse... Mais je pense qu'il faut choisir entre ça et le fait de continuer à lire sans réel plaisir ; mon choix s'est donc arrêter sur la moitié de ce roman malgré mon envie de découvrir le dénouement final...

Après avoir vécu quelque temps à l'hôpital aux côtés de son frère malade, Grace rentre enfin à la maison. Elle retrouve sa meilleure amie dont la vie a bien changé. Cette dernière a désormais un petit ami, une relation sérieuse, et ce petit ami a d'autres amis... dont Shane. Cet homme fait partie d'un groupe de rock, réputé pour les coups d'un soir. Lorsqu'il essaie de mettre Grace dans son lit, celle-ci ne se laisse pas faire, il n'est pas du tout son genre d'hommes, il n'est pas celui qu'elle recherche...

Dès le début, la vie de Grace est très énigmatique. L'auteure pose par-ci par-là des indices qui nous montrent que cette romance ne sera pas comme celles que l'on a l'habitude de lire. Sans que l'on sache quoi, on sait qu'il y a quelque chose de spécial. Je n'ai pas lu jusque-là, je ne sais pas ce qu'il se passe exactement, même si j'ai une petite idée et même si j'avais très envie de savoir ! Les événements mystérieux ont beau se dérouler en lenteur, c'est accrocheur. C'est donc avec grand regret et beaucoup d'hésitation quand même que j'ai arrêté ma lecture à la moitié à peu près.
J'ai simplement eu du mal avec la traduction et je crois que c'est la première fois que ça me fait arrêter une lecture. Peut-être que j'ai moins de patience qu'avant ou que je suis plus sévère dans le choix de mes lectures, toujours est-il que je n'arrivais plus à avoir l'envie suffisante pour découvrir le fin mot de l'histoire, je n'y prenais plus de plaisir. Au début, c'était juste des phrases un peu mal tournées, ça arrive et tant que ça n'arrive pas trop souvent, ce n'est pas forcément très dérangeant.
Là où j'ai eu un peu plus de mal, c'est avec le choix de certains mots. "Copine", "Mon amie" en début de phrase quand les personnages se parlent, ça peut encore passer mais des "cela" constamment à la place de "ça", il y a des moments où ça ne colle pas.
Ce n'est qu'un avis, je ne veux en aucun cas donner des leçons à qui que ce soit. Mais quand lis des "cela" dans une narration qui est à la première personne du singulier, ça me donne tout de suite l'impression d'avoir affaire à un texte plus formel, plus sérieux qu'une romance (sans vouloir dire qu'une romance n'est pas quelque chose de sérieux...). Ça enlève la légèreté de l'histoire je trouve. Quand c'est dans une conversation, ça enlève tout de suite le naturel de la chose. Très peu de personnes parlent naturellement comme ça et surtout dans des situations clés. Et par exemple, quand on met "cela" dans une affaire d'agression, je trouve que ça enlève totalement le danger de la situation, c'est tout de suite moins convainquant ("[...] sentant le couteau tranchant sur la nuque. Les doigts de son autre main s'enfoncèrent dans mon bras. Cela allait laisser un bleu.").

J'ai trouvé les personnages vraiment intéressants toutefois. Surtout Grace et Shane. Grace parce qu'elle est très mystérieuse et qu'elle ne se jette pas dans les bras du premier bad boy venu même si ça ne lui déplairait pas. Elle vaut mieux que ça et ça se ressent rapidement. Shane parce qu'il n'est pas vraiment ce qu'il parait. Certes, il aime les femmes et seulement pour le sexe mais il sait aussi être différent et c'est cette différence, la façon dont elle a été amenée, que j'ai adoré découvrir.
D'autres personnages secondaires sont moins plaisants. Lea, la meilleure amie de Grace, est assez spéciale. Elle veut absolument que Grace se jette dans les bras du premier homme qui voudra d'elle même si celui-ci est un abruti... J'ai eu du mal à la comprendre. Et Tucker... Je crois qu'il n'y a pas plus abruti que lui justement...
Dans tous les cas, les personnages ne laissent pas indifférent, et c'est ce qui donne envie de poursuivre et d'en apprendre davantage.

Encore une fois, ça n'engage que moi. J'ai fait un blocage sur un mot qui revenait sans cesse, peu importe la situation, et sans aucun changement à aucun moment. Je ne doute pas qu'il en vaut la peine d'être lu jusqu'au bout, au moins pour l'intrigue qui a l'air vraiment originale et intéressante. Je n'y suis pas arrivée mais je ne doute pas qu'il pourrait plaire.