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29 juin 2013

Une guitare pour deux.

Une guitare pour deux
Mary Amato
Nathan - 2013
253 pages
14€50


Impossible de vivre sans guitare. C'est ce que pense Tripp quand sa mère lui confisque son instrument. Sa seule solution : répéter un midi sur deux, dans la salle B, avec une vieille guitare. Lyla, consciencieuse violoncelliste, occupe la salle les autres jours. Ces deux-là commencent par se détester par petits mots interposés. Mais bientôt, les échanges virent aux confidences et une tout autre relation s'installe entre eux...


Mon avis :

Tripp est un jeune ado un peu rebelle qui ne voit la vie que par sa guitare. Par conséquent, il ne fait plus rien en classe. Sa mère, dépassée par son comportement, décide de le punir et de lui confisquer sa guitare. Plus d'instrument tant que les notes ne sont pas remontées ! Mais Tripp ne se laisse pas abattre et s'inscrit pour pouvoir jouer de la guitare (fournie par l'école) entre les cours le midi, un jour sur deux, les jours impairs.
Les jours pairs, c'est Lyla qui va dans cette salle pour répéter avec son violoncelle. Élève studieuse, très appliquée et motivée, Lyla doit se préparer pour entrer à Coles, une prestigieuse école de musique. 
Quelques écarts dans la salle, venants de Tripp, incite Lyla a lui laissé un petit mot pour lui faire remarquer qu'il doit respecter les lieux et les gens qui y viennent après lui. Tripp ne manque pas de répondre à ces petites attaques sur le ton de l'humour et, ce qui a commencé par de la haine et de la méprise, finit par une autre relation moins attendue par Lyla...

Cette histoire a de bons côtés comme des mauvais... Au départ, j'ai trouvé les personnages assez agaçants, entre Tripp qui rend les coups bas à sa mère d'une façon très puérile, Lyla qui veut toujours être parfaite et qui n'assume pas ses propres choix, et la meilleure amie de Lyla qui est égoïste et très immature, j'ai eu du mal à les apprécier pour ce qu'ils étaient... Cela s'est arrangé quand Tripp et Lyla ont commencé à devenir amis. On commence à mieux les cerner, à mieux les découvrir et même si Tripp est toujours aussi puérile, Lyla remonte un peu le niveau. Elle se dévoile et commence petit à petit à s'assumer...
Pour ce qui est de leur relation, elle est bien entendue prévisible. Néanmoins, j'ai beaucoup aimé cette relation grandissante au fil des pages, elle est pleine d'émotions et de vie ! Par contre, je suis assez déçue de la fin ; les rebondissements sont prévisibles, je les avais vus venir avant que ça se produise bien qu'ils soient très émouvants, et j'ai trouvé que la fin en elle-même était bâclée... Ça se finit trop vite et trop facilement.

J'ai déjà parlé des personnages et je ne vois pas quoi dire de plus.
J'ai beaucoup apprécié Lyla une fois qu'elle s'est réellement ouverte à sa passion et ses échanges avec Tripp sont prenants.
Tripp est un peu trop cliché à mon goût et je ne le trouve pas tellement rebelle... Si ce n'est qu'il n'obéit à rien, il ne fait pas de réels bêtises (enfin, c'est assez compliqué, car il en fait avec Lyla mais ça ne sonne pas comme des délits dans cette histoire...) et je ne l'aurai pas vraiment qualifié de rebelle.

Malgré les points négatifs, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j'ai même très souvent apprécié suivre ces deux ados au sein de leur passion commune. Les échanges de mails, SMS et petits mots ainsi que les brouillons des chansons, rythment beaucoup la lecture. Une belle histoire (bouleversante par moments) d'amitié sur fond de musique, qui se dévore en très peu de temps.









149. Quelque chose d'apaisant - 37/170


29 janv. 2013

Nos étoiles contraires.

John Green
Nos étoiles contraires
Nathan - 2013
323 pages
16€50


Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.


Mon avis :

Avec tous les avis positifs que j'ai vu sur ce roman, il fallait que je le découvre assez rapidement. Je ne sais pas trop quoi en penser... Il a fini par me plaire parce que, pour moi, la première moitié n'a rien d'exceptionnelle, tandis que la fin change complètement mon ressenti !

Hazel est une ado de seize ans atteinte d'un cancer. Sa vie ne tient qu'à un fil et elle doit à son nouveau traitement d'être encore en vie puisqu'il a rétréci et stoppé l'évolution des tumeurs. Une grande chance pour elle, le traitement ne donnant des résultats aussi positifs que très rarement. Mais Hazel est bien consciente que ce n'est qu'une question de temps.
Augustus a dix-sept ans. Il a eu un ostéosarcome et il est en rémission. Tous les deux se sont rencontrés lors d'un groupe de soutien réunissant de jeunes malades. Le feeling est tout de suite passé entre eux grâce à leur passion commune, la littérature mais aussi grâce à la maladie et leur façon de vivre, de penser, au quotidien.
Leur passion commune les entrainera dans une quête presque irréalisable, mais surtout, très importante...

Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé la première moitié du roman, ce ne serait pas vrai. Mais je ne comprenais pas, à ce moment-là, ce que ce roman avait de si spécial. De plus, j'ai trouvé les propos assez lourds concernant la maladie. Elle est constamment présente et il n'y a aucune place pour l'espoir. Que ce soit pour les personnages principaux mais aussi pour les secondaires, on sait comment ils vont finir et il n'y a rien de joyeux dans tout cela.
Quand je suis parvenue à la seconde moitié, je ne me sentais plus aussi extérieure au livre, j'étais vraiment dans l'histoire et pour cause ! Bien que la maladie soit toujours aussi présente (si ce n'est plus...), les émotions sont encore plus fortes.
Sans m'en rendre compte, je me suis très vite attachée aux deux personnages principaux, Hazel et Augustus, et c'est dans cette seconde moitié que je l'ai compris. Il se passe tout un tas d'événements qui bousculent leur vie et nous chamboulent par la même occasion parce que, finalement, on vit leur quotidien, leurs sentiments, leurs points forts et leurs points faibles, à leur côté.
Au-delà du dégoût, de la dépression et de la haine, l'amour prend toute son importance. C'est un sentiment qu'on retrouve beaucoup dans ce roman bien que l'espoir ne soit pas au rendez-vous.

Hazel et Augustus se ressemblent beaucoup même s'ils n'ont pas toujours les mêmes points de vue. Tous deux se savent condamné un jour où l'autre mais ce n'est pas pour autant que l'on retrouve des personnages qui se plaignent tout le temps sur leur sort. À part peut-être Hazel, un petit peu...
Chacun puise sa force dans l'autre, dans différentes situations et c'est vraiment cet amour et cette force qui m'auront marqué au final, plutôt que les personnages individuellement.

J'ai découvert John Green avec « Le théorème des Katherine », qui a été un coup de cœur grâce à l'humour et l'intelligence de ses propos. Bien que son style soit toujours aussi fluide, je ne suis pas toujours d'accord avec sa façon de voir les choses (cancer = mourir systématiquement ?) et c'est un  roman plus déprimant qu'encourageant. Certes, l'émotion est là, surtout à la fin, mais c'est terriblement triste... Je ne suis pas pour qu'il y ait des happy end à chaque roman et d'ailleurs, ça n'aurait peut-être pas été crédible pour cette histoire, mais on assiste à un roman très dur du début à la fin... Mis à part ça, je ne regrette pas. Un livre étant fait pour transmettre des émotions (avis personnel), je ne peux qu'apprécier ce que j'ai lu. Néanmoins, je ne conseille pas ce roman à des personnes déprimées... Vous n'en sortirez pas meilleur psychologiquement parlant...






2/340