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22 déc. 2016

Terminus Elicius.

Karine Giebel
Terminus Elicius
Belfond - 2016
336 pages
15€

Istres-Marseille. Pour Jeanne, la vie est ponctuée par cet aller-retour ferroviaire quotidien entre son travail de gratte-papier au commissariat et la maison de sa mère. Elle attend néanmoins qu'un événement vienne secouer le fil de son existence : un regard, enfin, du capitaine Esposito ? La résolution, peut-être, de cette affaire de serial killer qui défraie la chronique phocéenne ? "Vous êtes si belle, Jeanne Si touchante et si belle." Ce soir-là, une lettre, glissée entre deux banquettes, semble combler toutes ses espérances. Un peu trop, même. Car derrière le mystérieux soupirant se cache le meurtrier tant recherché par la police. Commence alors une correspondance amoureuse qui, pour Jeanne, n'aura de terminus qu'au bout de l'enfer...


Mon avis :

J'ai découvert Karine Giebel avec "Purgatoire des innocents", qui a été un beau coup de cœur et, depuis, je me suis mise en tête de découvrir tous ses romans tellement j'ai accroché à son style ! Je ne suis pas déçue non plus avec "Terminus Elicius", même s'il n'a rien de transcendant. Disons simplement que l'auteure a un don pour nous faire douter de tout et de tout le monde, ça reste très captivant !

Jeanne a une vie très routinière. À l'approche de la trentaine, elle vit encore avec sa mère, se lève chaque matin de la semaine pour aller au travail en train et le reprend à 17h36 pour être rentrée "à l'heure". Ses week-ends sont totalement vides niveau sortie. C'est chaque semaine la même chose...
Hors, un jour, en rentrant du travail, elle découvre une lettre dans le train, entre deux sièges, qui lui est destinée. Une lettre d'amour. Quelqu'un fait enfin attention à elle... Puis d'autres lettres, petit à petit. L'auteur se révèle être le serial killer que recherche activement son supérieur, le capitaine Esposito. Jeanne se retrouve tourmenter entre la vérité qu'elle détient et l'amour que lui porte cet homme, si dangereux soit-il...

"Terminus Elicius" est un roman sorti d'abord en 2004, puis publié à nouveau plusieurs fois par la suite. Dans cette édition de 2016, chez Belfond, y est inclus une nouvelle. Les seuls liens qu'il y a entre l'histoire du roman et cette nouvelle sont la vengeance et le fait que les deux histoires se déroulent en même temps. Je n'ai pas spécialement accroché à cette nouvelle, elle se lit bien, c'est intriguant, mais bien trop court pour ce genre d'histoire...
Pour en revenir à "Terminus Elicius", j'ai accroché dès le départ ! Je ne pourrais pas en faire un coup de cœur, simplement parce que la fin est trop ouverte et, dans les thrillers, j'ai besoin d'une vraie fin... Mais, pour tout le reste, cette histoire est géniale ! Rien de transcendant, comme je le disais, mais on est vite captivé par la plume de Karine Giebel. D'ailleurs, j'ai adoré la façon dont elle a construit la narration. On suit principalement le point de vue de Jeanne et la narration est à la hauteur de celle-ci. C'est-à-dire, un peu décousue, un peu déboussolée. C'est difficile à expliquer clairement mais j'avais réellement l'impression d'être dans la tête de Jeanne. Elle n'est pas toute seule dans sa tête et c'est également le cas dans la narration : Jeanne se parle à elle-même, puis la voix de la raison s'en mêle mais sans qu'il y est de coupure dans le texte, et l'on n'est pas perdu pour autant. Bref, j'ai adoré cette façon de procéder qui nous invite directement dans la tête du personnage principal. Tout comme le capitaine Esposito, qui nous offre également son point de vue de temps en temps, on ressent tout de suite qu'on change de personnage et cette narration est également à la hauteur de ce personnage ; on se retrouve également dans sa tête, limite dans sa peau.
Quant à l'intrigue, si au début je pensais que l'identité du serial killer allait tomber sous le sens, plus j'avançais et plus je me posais des questions. J'ai fini par douter de tous les personnages. En me disant qu'il pourrait bien y avoir un dédoublement de personnalité ou encore un "gentil" qui cacherait bien son jeu, mais pas une seule fois je n'imaginais ce tueur ni ces raisons. Et c'est ça que j'adore avec cette auteure, elle sait captiver, mettre le doute constamment, tenir en haleine, même avec une intrigue basique (mais superbement maniée et tournée, on s'en rend compte quand on arrive aux révélations !) et un personnage principal qui n'avait rien d'engageant de prime abord.

Je recommande vivement ce thriller psychologique qui sait captiver du début à la fin. J'ai eu beaucoup de mal à le lâcher parce que l'auteure sème le doute constamment et lâche souvent des souvenirs de Jeanne qui ne sont pas forcément ce que l'on croit... L'intrigue est très bien menée. Si, au début, on se dit qu'il n'y a rien d'exceptionnel, on se rend compte aux révélations que l'auteure l'a maîtrisée dès le départ et que tout concorde. Un excellent thriller. Dommage que la fin soit si ouverte par contre...




















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